14 cibles HQE partie 1 sur 2

14 cibles HQE partie 1 sur 2

L’objectif fixé est d’atteindre l’intégralité des 14 cibles HQE (Haute Qualité Environnementale). Il s’agit d’un engagement du maître d’ouvrage et du maître d’œuvre. Toutefois, cet engagement ne fera pas l’objet d’une demande d’un label officiel auprès d’un organisme certificateur compte tenu que l’obtention du label Passivhaus a été retenu.

Les 14 cibles HQE

Cibles HQECible 1 : Eco-construction

Relations harmonieuses des bâtiments avec leur environnement immédiat
Le bâtiment, de facture moderne, s’intégrera dans la ZAC de la Mérigotte. Le bardage bois d’une partie du bâtiment donnera une impression de naturalité.

 

Cible 2 : Choix intégré des procédés et produits de construction

La construction sera réalisée par une ossature bois bardée bois extérieure en partie ou totalité. La charpente sera en bois.
Pour des raisons énergétiques et de réduction d’émissions de CO2 et pour des raisons liées aux objectifs du biorégionalisme, les entreprises régionales seront consultées en priorité. Une composante sociale dans la gouvernance sera considérée comme un atout supplémentaire.
Il sera demandé, dans les cahiers des charges fournisseurs, un approvisionnement en priorité local. Bien sûr le choix d’une entreprise ou d’une source de matériaux ne pourra se faire sur ce seul critère. L’approvisionnement en local sera un critère supplémentaire par rapport aux performances techniques, à la qualité écologique des matériaux, au coût, aux données environnementales et à l’énergie grise.

Cible 3 : Chantiers à faibles nuisances

Respect de la Charte « chantier vert » Annexe 3 du CCCT.
Extrait de la note :

Les objectifs sont de limiter :

  • les risques et les nuisances causés aux riverains du chantier
  • les risques sur la santé des ouvriers
  • les pollutions de proximité lors du chantier
  • la quantité de déchets de chantier mis en décharge

De plus, nous privilégions une filière sèche de construction, économisant ainsi une grande quantité d’eau, et évitant les souillures des alentours.

Cible 4 : Gestion de l’énergie

En affichant un objectif « Passivhaus » dès la conception, nous limiterons les dépenses énergétiques pour les besoins de chauffage, de production d’eau chaude et d’éclairage.
Ces objectifs seront atteints grâce une isolation renforcée, une production d’eau chaude en partie solaire, et une conception bioclimatique faisant la part belle à l’éclairage naturel. L’éclairage artificiel sera assuré par des sources basse consommation. Un système type Hager ou« inone byLegrand » permettra un suivi des consommations.
La production de chaleur sera centralisée via une chaudière à granulés performante qui permet de valoriser les déchets de la filière bois. Le bilan carbone de l’installation sera donc nul car il consomme un combustible renouvelable à échelle humaine et contribue à laisser en stock le carbone fixé dans les combustibles fossiles.
On utilisera des granulés de production locale.
Les déperditions liées au renouvellement de l’air seront réduites de plus de 90% grâce à la VMC double flux, qui récupère de façon statique les calories contenues dans l’air extrait pour préchauffer l’air neuf.
Une production d’électricité sera assurée par des panneaux photovoltaïques.

Cible 5 : Gestion de l’eau

L’eau de pluie sera récupérée dans un réservoir aménagé dans la cave. Une partie du surplus sera destiné à une mare qui apportera une diversité de la flore et de la faune dans le jardin.
L’utilisation de l’eau de pluie pour les chasses d’eau, les lave linge, l’arrosage et la pisciculture permettra de réaliser des économies d’eau substantielles.
La robinetterie proposée possèdera un limiteur de débit et sera pourvue de mousseurs : ces dispositifs permettent, pour une même quantité d’eau soutirée, un effet volumique plus important qui augmente le pouvoir mouillant et rinçant de l’eau. Ainsi, les gains de temps de soutirage se traduisent par des économies d’eau. Les chasses d’eau seront à double réservoir 3/6 litres.

Cible 6 : Gestion des déchets d’activité

Il sera procédé à un tri des ordures ménagères :

  •  déchets recyclables : papier, journaux, carton, emballages, verre, bouteilles plastiques
  •  déchets organiques qui seront compostés sur place pour une utilisation dans le potager
  •  ordures diverses
  •  déchets ultimes qui seront mis en déchetteries.

Cible 7 : Gestion de l’entretien et de la maintenance

La réduction des tâches d’entretien commence par un choix d’équipements peu salissants (céramiques, revêtements de sols, etc.) et facilement nettoyables (surfaces lisses, résistantes à l’action de laver). L’entretien des pièces d’eau sera réduit et facilité par l’absence de calcaire. Chaque appareil à effet d’eau (lavabo, évier, douche) sera accompagné de revêtements muraux faïencés pour que les projections ne souillent pas les alentours, et que les éventuelles salissures puissent être aisément nettoyées.
La mutualisation du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire diminuera les actes de maintenance.

 

Consulter les cibles HQE de 7 à 14

14 cibles HQE (2/2)

L’objectif est d’atteindre les 14 cibles HQE :

Cible 8 : Confort hygrothermique

Le confort hygrothermique à l’intérieur des locaux sera régulé par un système de ventilation double flux performant, qui outre des économies de chauffage réalisées grâce à la récupération d’énergie sur l’air extrait sera totalement autonome et indépendant pièce par pièce, et n’autorisera la ventilation que lorsque l’hygrométrie mesurée en permanence atteindra des seuils critiques jugés inconfortables. De plus, de par la réduction des débits extraits par rapport à un système classique, induisant en hiver un assèchement de l’air ambiant, le système préservera la vapeur d’eau contenue dans l’air et naturellement émise par les occupants.

Cible 9 : Confort acoustique

Le confort acoustique est traité suivant trois axes.
Le premier axe consiste à isoler l’intérieur du bâtiment des bruits extérieurs (dits bruits aériens). Les doublages de murs seront choisis pour leurs propriétés thermo acoustiques, et la présence d’une VMC double flux permettra de se passer d’entrées d’air dans les menuiseries extérieures évitant ainsi la propagation du son.
Le deuxième axe consiste à isoler les uns des autres les différents locaux de vie des chambres par mise en place de cloisons phoniques. D’autres locaux spécifiques se verront pourvus de telles cloisons (WC, salles de bain, etc.). Les planchers auront une forte densité.
Le troisième axe réside en un choix de matériaux intérieurs alternant l’absorption et la réflexion du son évitant les phénomènes de réverbération inconfortables.
Les murs mitoyens lourds et la disjonction des dalles éviteront la propagation du son entre les logements.

Cible 10 : Confort visuel

Le confort visuel sera traité en ayant le moins possible recours à l’éclairage artificiel. Des ouvertures généreuses et correctement orientées permettent de privilégier l’éclairage naturel sans souffrir des désagréments des rayonnements obliques du soleil à l’ouest.
Le revêtement des terrasses et des casquettes solaires limitera l’albédo.
Lorsque cela sera impossible, il sera fait usage de sources lumineuses basse consommation en privilégiant les apports indirects, pour éviter l’éblouissement et la création de zones d’ombre.
Des décrochements de façade et la création d’une serre horticole permettront de préserver l’intimité des logements.

Cible 11 : Confort olfactif

Le confort olfactif sera assuré en traitant les sources de pollution.
Tout d’abord, les remontées d’odeurs des réseaux d’eau usée seront supprimées par la mise en place de siphons à chaque appareil sanitaire. De plus, des ventilations primaires de ces réseaux éviteront lors de leur mise en charge les phénomènes de décompression qui ont tendance à désamorcer les siphons, créant ainsi des remontées d’odeurs. Les siphons de sol auront eux une garde d’eau supérieure à 55 mm ; en effet, ces équipements fonctionnant peu souvent, le risque de désamorçage par évaporation est diminué par la présence d’une plus grande quantité d’eau.
Une autre source de pollution olfactive est l’activité au sein du bâtiment ou tout bonnement la présence humaine. Cela est traité par la mise en place d’une ventilation appropriée et maîtrisée.
La pénétration dans les locaux d’effluves extérieures sera maîtrisée par la ventilation double flux. En effet, l’air introduit dans les locaux étant maîtrisé, le risque d’introduction d’odeurs extérieures est contrôlé. Un traitement pourra être ajouté au moyen d’un filtre à charbon actif.

Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces

Des mesures décrites dans les cibles 5, 6, 7, 8 et 11, comme la gestion des déchets d’activité, de l’entretien, du confort hygrothermique et olfactif, découle une qualité sanitaire des locaux accrue. La simple réalisation de l’entretien courant qui a été grandement simplifié suffit à assurer une qualité sanitaire de l’espace de vie.
L’utilisation de gaines blindées pour les conducteurs électriques dans les pièces de vie et éloignement de l’onduleur évitera l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Cible 13 : Qualité sanitaire de l’air

La qualité sanitaire de l’air est assurée par un renouvellement maîtrisé, garantissant à tout instant une hygrométrie et une qualité d’air quasi constante. L’air introduit est filtré par la double flux, permettant ainsi d’éliminer poussières et particules. Les gaines seront choisies sans COV et un filtre à pollen sera installé. Pour le Radon, une directive européenne fixe un seuil de 200 Becquerel/m³ pour les constructions neuves. La moyenne départementale dans le département de la Vienne est de 51 à 100. Le problème ne se pose donc pas.

Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau

L’eau distribuée dans le bâtiment aura principalement pour origine le réseau de ville. Régulièrement contrôlée à la sortie des unités de traitements, elle est réputée potable et sans danger pour la santé. L’eau destinée à devenir de l’ECS sera traitée par un adoucisseur ou par osmose inverse. L’absence de calcaire augmente la durée de vie des matériels, facilite le nettoyage et diminue la consommation de détergent.
L’eau de pluie sera filtrée pour une utilisation prévue par l’Arrêté du 29/08/08.

Il existe une option pour une 15ème cible qui sera également prise en compte : la biodiversité. La création d’une mare contribuera à l’atteinte de cette cible.
La « Note sur les ambiances paysagères et urbaines dans les îlots de maisons individuelles » fournie par l’aménageur sera respectée.

Les zones pavées ou dallées seront limitées au maximum. Elles seront recoupées de joints drainant pour faciliter l’infiltration des eaux de pluie.
Les haies seront constituées de végétaux locaux persistants ou semi persistants et d’arbustes caducs. Des espèces plus méridionales seront introduites pour anticiper un réchauffement climatique déjà à l’œuvre.
Le jardin sera cultivé selon les principes de l’agriculture biologique. Une serre horticole permettra d’augmenter la capacité d’auto-production. Les pollinisateurs, les insectivores méritent une attention particulière. L’éclairage nocturne sera limité, des espaces tampons et des zones laissées libres favoriseront leur développement.

 

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